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Quelles autres maladies ressemblent au psoriasis ?


La plupart du temps, le diagnostic du psoriasis est direct et explicite.

Toutefois, le médecin peut avoir des doutes. Les maladies de la peau avec lesquelles le psoriasis est le plus fréquemment confondu sont les suivantes.

Dermatose séborrhéique
Eczéma
Parapsoriasis
Pityriasis rosea
Pityriasis rubra pilaris
Lichen planus
Intertrigo bactérien ou fongique
Syphilis secondaire
Vitiligo

Vous pouvez également vous informer à ce sujet.

Formes du psoriasis difficiles à diagnostiquer


Dermatose séborrhéique

Cette maladie de la peau est caractérisée par des plaques érythémato-squameuses peu délimitées, rouges et s'écaillant. Elle implique principalement le visage (les plis nasolabiaux, l'aile du nez et la zone entre les sourcils), ainsi que le cuir chevelu frontal et pariétal. Les lésions sont particulièrement fréquentes en hiver. Elles sont souvent provoquées par le stress et entraînent des démangeaisons modérées.

La présence de lésions psoriasiques sur différentes parties du corps rend le diagnostic plus facile. Toutefois, lorsque les lésions provoquées par la dermatose séborrhéique sont confinées au cuir chevelu, il est difficile de la différencier du psoriasis du cuir chevelu, du fait qu'une desquamation importante est observée dans les deux cas. Toutefois, les squames provoquées par la dermatose séborrhéique sont plus grasses que les squames présentes dans le cas du psoriasis.

Il convient de noter qu'il existe des formes "combinées" de dermatose séborrhéique et de psoriasis. Un patient atteint de psoriasis peut par exemple développer une dermatose séborrhéique. L'inverse est également possible : une poussée de psoriasis peut apparaître chez un patient atteint de dermatose séborrhéique.

Dans le cas de ces formes mixtes, les lésions sont généralement très squameuses, elles recouvrent la totalité du cuir chevelu et s'étendent au-delà de la ligne des cheveux.

Les bébés peuvent également souffrir de dermatose séborrhéique. Dans ce cas, le cuir chevelu et les fesses sont particulièrement touchés.

Le psoriasis est rare chez les nouveau-nés, mais certaines dermatoses séborrhéiques évoluent vers un psoriasis ou de l'eczéma.

L'évolution de cette maladie de la peau dans les mois suivant les premières éruptions permet d'opérer un diagnostic. Dans le cas de la dermatose séborrhéique, les lésions disparaissent progressivement, tandis que dans le cas du psoriasis, elles ont tendance à être persistantes.

Eczéma

L'eczéma est un trouble de la peau très commun, caractérisé par des plaques rouges recouvertes de petites cloques. Il provoque des démangeaisons intenses. Les cloques éclatent fréquemment pour former de petites croûtes. Cette maladie est souvent provoquée par un facteur externe. Elle est alors appelée eczéma de contact.

L'eczéma atopique (ou dermatite atopique) est systémique et apparaît souvent durant les premiers mois ou les premières années de la vie. Cet eczéma apparaît chez les patients atopiques (patients ayant une tendance à développer de nombreuses allergies) et est souvent associé à l'asthme et au rhume des foins. Il existe une prédisposition génétique dans un cas sur deux ou trois. Les plaques rouges et squameuses apparaissent principalement dans les plis de la peau et sur les joues.

Le fait que des cloques soient présentes dans le cas de l'eczéma permet de le distinguer du psoriasis. De plus, la topographie des lésions (visage et plis de la peau) et l'association avec d'autres maladies (telles que l'asthme et le rhume des foins) permettent le diagnostic de la dermatite atopique.

L'eczéma nummulaire, qui est une forme clinique d'eczéma présentant des lésions en forme de pièces de monnaie, peut parfois être confondu avec le psoriasis nummulaire.

Le psoriasis nummulaire et l'eczéma nummulaire présentent tous deux des plaques rouges entraînant des démangeaisons et ayant la même taille et la même forme qu'une pièce de monnaie. Dès lors que les lésions sont associées à des lésions eczémateuses classiques, il n'y a aucun besoin de diagnostic différentiel.

Si un doute persiste, la présence de cloques suintantes permettra de confirmer le diagnostic de l'eczéma nummulaire.

Parapsoriasis

Ce terme est utilisé pour les troubles de la peau qui sont caractérisés par des taches ou des papules de couleur rouge, ainsi que par des squames se détachant de la peau.

Bien que cette dermatose présente certaines similarités avec le psoriasis, il s'agit d'une maladie clinique distincte. Une distinction doit être faite entre le parapsoriasis en gouttes et le parapsoriasis en plaques.

Le parapsoriasis en gouttes est un trouble caractérisé par une poussée de papules devenant squameuses. Les lésions apparaissent principalement sur le tronc, les bras et les jambes. Après desquamation, des taches de pigmentation restent sur la peau. La cause de cette maladie, qui apparaît le plus fréquemment chez les jeunes adultes, est inconnue.
Le parapsoriasis en gouttes chronique est parfois difficile à différencier du psoriasis en gouttes, bien que dans le cas du parapsoriasis, les lésions soient plus nombreuses, plus étendues et se caractérisent par une couleur brun orange. Le diagnostic peut être confirmé en examinant les tissus au microscope.

Le parapsoriasis en plaques est une maladie chronique de la peau qui constitue un état prémalin potentiel de la prolifération lymphocyte (lymphome). Il se caractérise par de nombreuses plaques squameuses sur le tronc, les bras et les jambes. Ces plaques peuvent être petites ou grandes et mesurer jusqu'à 20 cm de diamètre.
Il existe un risque que le parapsoriasis en plaques larges atrophiques évolue vers un lymphome. Ce type de parapsoriasis pose rarement un problème de diagnostic différentiel avec le psoriasis.

Pityriasis rosea

Le pityriasis rosea, ou maladie de Gibert, est une dermatose produisant des lésions rouges et squameuses ayant tendance à disparaître dans un délai de quatre à huit semaines. Cette maladie est vraisemblablement d'origine virale et affecte principalement les enfants et les jeunes adultes.

Elle est caractérisée par une tache ovale apparaissant sur le tronc. Cette tache est plus pâle au centre et est suivie d'un rash (éruption cutanée) de couleur rose, avec fines squames, couvrant le corps de la nuque aux genoux. Ces lésions entraînent parfois des démangeaisons.

Les squames étant plus fines que dans le cas du psoriasis et la maladie guérissant spontanément au bout de quelques semaines, il est aisé de la différencier du psoriasis.

Pityriasis rubra pilaris

Il s'agit d'une maladie de la peau très rare, présentant une hyperkératose folliculaire (épaississement de la couche cornée de l'épiderme au niveau des follicules pileux) et une desquamation.
Les lésions impliquent fréquemment les mains et les pieds. Comme dans le cas du psoriasis, les ongles sont souvent touchés. Cette maladie est chronique.

Au début de la maladie, il peut être difficile de distinguer le pityriasis rubra pilaris du psoriasis palmoplantaire. Toutefois, dans le cas du pityriasis rubra pilaris, les lésions sont de couleur saumon et la peau semble crayeuse, du fait de l'hyperkératose.

Lichen planus

Le lichen planus est une dermatose inflammatoire rare, d'origine non connue. Cette maladie se distingue par des papules mauves lisses sur leur sommet. Ces papules peuvent atteindre plusieurs millimètres de diamètre et sont parfois recouvertes d'arêtes de couleur blanchâtre.

Les lésions sont principalement présentes au niveau de l'intérieur du poignet, de l'avant-bras et des jambes, mais peuvent également impliquer le bas du dos et d'autres parties du corps telles que les mains, les pieds et les ongles.

Dans un cas sur trois, les membranes muqueuses sont touchées (par exemple la bouche et les parties génitales). Le phénomène de Koebner, à savoir, l'apparition d'une lésion sur des sites, à la suite d'un traumatisme, intervient tant dans le lichen planus que dans le psoriasis. Certaines formes cliniques de lichen planus sont difficiles à différencier du psoriasis.
  • Le lichen planus palmoplantaire peut ressembler au psoriasis palmoplantaire, particulièrement lorsque des lésions rouges et squameuses sont présentes.
  • Le lichen planus unguéal n'est que rarement confondu avec le psoriasis de l'ongle. Toutefois, dans certains cas atypiques, on constate une hyperkératose (épaississement de l'ongle) et une onycholyse (détachement de l'ongle) qui ressemblent fortement au psoriasis.
  • Le lichen planus buccal est caractérisé par des lésions de couleur blanchâtre et est rarement confondu avec le psoriasis.
  • Le lichen planus génital peut poser un problème de diagnostic. Les lésions psoriasiques ont tendance à ne pas être squameuses sur cette partie du corps. Elles peuvent être difficiles à distinguer des lésions provoquées par le lichen planus.

Intertrigo bactérien ou fongique

L'intertrigo est une inflammation affectant les plis de la peau. Cette maladie, qui est le résultat d'une friction entre les différentes surfaces de peau, est relativement commune chez les patients obèses et chez les bébés. Une zone isolée d'intertrigo peut avoir de multiples causes telles que l'eczéma, un candida cutané, une dermatophyse (une infection provoquée par un type de champignon) et des infections bactériennes.

L'intertrigo à candida apparaît sur les mêmes plis de la peau que les lésions du psoriasis inversé. Cette maladie est parfois difficile à différencier du psoriasis flexural non diagnostiqué, du fait que les lésions sont très similaires. Contrairement aux lésions présentes sur les autres parties du corps, les lésions du psoriasis flexural ne sont que légèrement squameuses, ce qui complique le diagnostic différentiel.

Lorsqu'on sait avec certitude que le patient souffre de psoriasis mais que les lésions sont confinées aux plis de la peau, le diagnostic peut également être difficile. La présence de lésions psoriasiques sur d'autres parties du corps (en particulier les ongles et le cuir chevelu) devrait exclure tout doute.

Un examen mycologique permettra d'établir un diagnostic d'intertrigo à candida ou de dermatophytes. De la même manière, un examen bactérien permettra de confirmer que les lésions ont ou non été provoquées par une bactérie. Toutefois, le psoriasis inversé peut être surinfecté par une bactérie, ce qui complique le problème.

Les médecins doivent envisager la possibilité d'un psoriasis dès lors qu'ils sont confrontés à un intertrigo de type chronique, et ce, plus particulièrement lorsque des antibiotiques, des antifongiques et des antiseptiques ne se sont pas révélés efficaces.

Syphilis secondaire (1)

La syphilis secondaire est, à juste titre, également appelée "le grand prétendant". Il s'agit d'une maladie infectieuse présentant de nombreux symptômes possibles et posant souvent des problèmes de diagnostic différentiel.
Cette maladie est causée par le treponema pallidum et est la plupart du temps transmise dans le cadre de relations sexuelles.
La syphilis se développe en différentes phases : on note tout d'abord une période d'incubation, suivie par les phases primaire, secondaire et tertiaire.

Il arrive qu'on confonde la syphilis secondaire et le psoriasis. Les patients atteints de syphilis présentent un rash de taches rondes ou ovales sur le tronc.

L'éruption initiale est suivie par des lésions brunâtres ou de couleur rouge foncé de quelques millimètres de diamètre. Ces lésions syphilitiques papulaires sont souvent squameuses et ressemblent à celles du psoriasis en gouttes, qui lui aussi se caractérise par des éruptions importantes. Les lésions peuvent apparaître partout sur le corps et sont particulièrement fréquentes dans la zone palmoplantaire. Toutefois, lorsque les lésions sont palpées à l'aide de gants, on constate une sensation de fermeté et d'infiltration au sein de la peau qui est absente dans le cas du psoriasis.

L'apparition d'un chancre (une lésion unique, souvent dans la zone génitale) deux mois avant l'éruption et une sérologie tréponémale positive (le Treponema Pallidum est l'agent provoquant la syphilis) permettent de poser un diagnostic en faveur de la syphilis.

Vitiligo

Cette maladie de la peau provoque une perte de pigmentation et produit des taches blanches et lisses, dont les extrémités sont très pigmentées.

Le vitiligo se distingue par de multiples causes et implique des facteurs génétiques et immunologiques. Un stress psychologique peut également être un facteur déclenchant l'apparition initiale de la maladie et les poussées suivantes. Tout comme dans le cas du psoriasis, le phénomène de Koebner joue souvent un rôle (il s'agit du nom donné au phénomène dans le cadre duquel une lésion apparaît sur une zone de la peau ayant subi un traumatisme).

Lorsque le psoriasis connaît une phase de rémission, la perte résiduelle de pigment sous la forme de taches blanches est la suite de lésions ayant pour le reste guéri. Cette perte de pigmentation est parfois aggravée par les corticostéroïdes locaux. C'est en cours de phase de rémission que le psoriasis est parfois diagnostiqué à tort comme étant un vitiligo. Toutefois, il existe des différences entre ces deux maladies. Dans le cas du psoriasis, toutes les lésions ne se dépigmentent pas et des taches rouges sont présentes avant l'apparition de la dépigmentation.

Certaines formes de psoriasis sont plus difficiles à diagnostiquer …


* Le psoriasis palmoplantaire Les lésions psoriasiques isolées sur les mains et les pieds posent souvent un problème de diagnostic. Bien que le keratoderma palmoplantaire (épaississement important de la peau sur la plante des pieds et la paume des mains) soit un signe clinique de psoriasis, il peut être provoqué par d'autres maladies de la peau telles que l'eczéma, le lichen planus, la dermatophyse et le pityriasis rubra pilaris. Résultat, il n'est pas toujours évident de poser un diagnostic avec certitude.

* Le psoriasis des ongles Les ongles piquetés constituent une caractéristique très probable de psoriasis des ongles. Ce phénomène est rarement présent dans d'autres affections cutanées telles que l'alopecia areata, l'eczéma ou le lichen planus. Toutefois, le psoriasis des ongles est parfois confondu avec des infections provoquées par des dermatophytes (champignon parasite) telles que l'onycholyse (détachement de l'ongle de son lit), qui peuvent être observées dans le cas de ces deux maladies.
Le psoriasis des ongles pouvant être infecté par des dermatophytes, un examen mycologique est souvent utile du fait que toute infection nécessite un traitement spécifique.

* Le psoriasis érythrodermique L'érythroderme est un trouble cutané dans le cadre duquel de vastes zones de peau deviennent rouges et enflammées. Les lésions sont généralement recouvertes de squames. Le psoriasis est la principale cause d'érythroderme. Toutefois, l'érythroderme peut être provoqué par d'autres maladies telles que l'eczéma, un lymphome et, moins fréquemment, le pityriasis rubra pilaris. Certains médicaments peuvent également entraîner un érythroderme (c'est ce qu'on appelle un toxiderme).

* Le psoriasis arthritique La forme périphérique du psoriasis arthritique est souvent difficile à différencier de la polyarthrite rhumatoïde. La polyarthrite rhumatoïde est une arthrite inflammatoire chronique affectant les articulations des mains et des poignets. Elle est douloureuse, a tendance à apparaître et disparaître, et entraîne une détérioration de santé générale. Les symptômes de la polyarthrite psoriasique sont très similaires, et il existe des signes cliniques permettant de distinguer ces deux maladies. Dans le cas de la polyarthrite rhumatoïde, les articulations sont touchées sur une base symétrique et les articulations interphalangiennes distales (les articulations des extrémités des doigts) ne sont généralement pas impliquées, ce qui n'est pas le cas avec le psoriasis arthritique.

La forme centrale du psoriasis arthritique ressemble souvent à la spondylarthrite ankylosante.

La spondylarthrite ankylosante est une inflammation chronique impliquant les articulations sacro-iliaques et la colonne vertébrale. Cette affection a tendance à apparaître et disparaître. Le diagnostic différentiel avec le psoriasis arthritique est particulièrement difficile à établir lorsqu'il n'existe pas de lésions psoriasiques sur d'autres parties du corps.

Références
Psoriasis, de la clinique à la thérapeutique, édité par Jean Thivolet et Jean-François Nicolas, publié par John Libbey Eurotext Ltd.
Psoriasis, édité par Louis Dubertret, publié par ISED, en collaboration avec les Laboratoires Leo.

Remerciements au Professeur Jean-Jacques Guilhou, Responsable du Service de Dermatologie de l'Hôpital Saint-Eloi de Montpellier

Références
1) Dubertret, Psoriasis (Chapitre 34), 1994.

Pourquoi le psoriasis donne des démangeaisons?

 

Comment se raser le mieux?


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